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Les femmes qui n'osent pas dire non

Il est assez incroyable de constater que nous réagissons de manière très différente. On peut souvent observer qu'une situation qui rend une personne anxieuse, laisse une autre personne tout à fait indifférente. Certains ont une peur panique, rien que de penser à téléphoner à la banque, d'autres ne voient là qu'un mauvais moment à passer.

Il y a quatre façons de réagir. Il y a l'agression, la soumission, l'agression indirecte (surtout utilisée par les dames) et l'assertion.

Dans cet article, nous allons nous concentrer sur mesdames…

Il est plus facile de gérer tout cela si on prend des exemples concrets et si on donne des noms à ces dames. Nous allons ensuite trouver une situation qui illustrera le problème.

Onpeut apprendre à dire nonBerthe, l'agression

D'abord, nous avons Berthe. Berthe est agressive et dure, elle ne se laisse pas faire ! Elle dit ce qu'elle pense sans ambages et sans tergiverser. On sait très rapidement à quoi s'en tenir.

Irène, la soumise

Puis nous avons Irène… Irène Paillasson… Celle qui accepte tout et se soumet aux décisions des autres. Elle sait bien qu'il ne faut pas, qu'elle devrait dire ceci ou cela, mais elle ne peut pas, elle a peur.

Olga, indirecte

Ensuite il y a Olga, elle est agressive de manière indirecte. Là où Berthe frappe dur et attaque frontalement, à la gorge, Olga envoie des aiguilles aiguisées qui touchent leur cible avec une précision quasi-chirurgicale, là où cela fait le plus mal. Le tout, sans laisser une seule trace.

Il n'y a, bien entendu, que peu de personnes qui correspondent exactement à ces trois modèles. La plupart sont composées un mélange. On peut être soumise au travail et agressive (de manière directe ou indirecte, à la maison), ou le contraire.

Pourquoi ces trois manières d'agir ?


Le manque de confiance en soi [remonter]
La raison principale est le manque de confiance en soi. On ne se sent pas trop sûre de soi. On est obligée de trouver sa place dans la hiérarchie et de laisser les autres nous passer dessus, ou alors on est obligée de frapper la première car on est sûre que les autres font exprès de nous gêner. Dans ce dernier cas, au moins, on ne montre pas sa faiblesse.

L'assertion
La dernière possibilité est Suzanne, l'assertive. Celle qui s'accepte comme elle est, avec ses bons et ses mauvais côtés et qui accepte les autres comme ils sont. Elle n'a pas besoin de rabaisser les autres pour sentir qu'elle maîtrise la situation, elle ne rend pas les autres responsables de sa vie. Elle accepte qu'elle ait la responsabilité de ses choix et de sa vie. Elle ne culpabilise pas les autres lorsqu'ils ne peuvent pas deviner ce qu'elle désire.

Voici donc ces quatre personnes que nous allons observer de plus près.

Comment réagissent-elles?
La situation dans laquelle ces dames se trouvent est la suivante : Madame rentre à la maison après un journée au travail. Elle ouvre la porte et se trouve nez à nez avec un désastre. Une tornade est passée à la maison ! Le chien, après avoir été faire des trous dans le jardin sous la pluie, est confortablement installé dans le canapé et dort, dégoulinant, du sommeil du juste.

Monsieur lit son journal ou Play-boy, ou autre, tranquillement installé dans le fauteuil et les enfants jouent avec leurs GameBoy.

La vaisselle (du petit déjeuner, déjeuner et du goûter) est entassée dans la cuisine, le sol est jonché de Lego et de jouets de toutes sortes et la télévision est allumée et diffuse, à fond la caisse, de la musique ignoble (jazz, techno, rap, Star Academy, rock… choisissez vous-même quelle est le genre de musique qui vous tape le plus sur les nerfs).

Comment croyez-vous que les quatre dames que je viens de vous présenter vont réagir ?

Comment réagiriez vous?

Berthe va blêmir, elle va pousser un cri et entrer d'un pas décidé dans le salon, arracher le Play-boy des mains moites de monsieur, donner un coup de pied au cabot (à moins que celui-ci ait déjà pris le large), éteindre la télévision, se mettre au beau milieu du séjour et elle va hurler à qui veut l'entendre qu'elle ne veut pas accepter cela, que tout jouet ou magazine se trouvant toujours dans ce salon dans 20 minutes finira à la poubelle, qu'elle en a ras le bol de cette famille ingrate qui ne pense jamais à elle, qu'elle aurait dû écouter sa mère qui l'avait pourtant bien prévenue de ne pas se marier avec un bon à rien pareil, et…

Arrêtons le film un instant ! Qu'est-ce que c'est que cela ? Quel est le message de Berthe? Dit-elle ce qui ne va pas et ce qu'elle aimerait qu'il se passe ?

Pas vraiment, non. Elle dit beaucoup de choses désagréables qu'elle risque de regretter plus tard et qui risquent d'être difficiles à se faire pardonner lorsque sa fureur sera atténuée. Mais sinon, non. On ne parle pas du nettoyage.

Dans la même situation : Irène.

Elle entre, regarde… Elle va dans la cuisine et se prend la tête dans les mains. Elle a envie de pleurer. Elle ne supporte plus cette vie. Mais que faire? Elle soupire, résignée, mais se reprend et entre dans le salon. Elle embrasse monsieur sur le front, peut-être le remarque-t-il. Elle dit : " Bonjour, les enfants ", ils répondent peut-être " bonjour M'man ", les yeux toujours rivés sur les GameBoy.

Alors elle trotte et nettoie tout en soupirant et en pensant que la vie n'est pas facile. Que personne ne pense à elle. Les hommes sont comme cela… Elle se sacrifie.

Elle non plus ne dit pas ce qu'elle a sur le cœur. Son mari, ses enfants ne peuvent pas le deviner. Les enfants ne peuvent pas deviner les souhaits de leur mère et en ne leur expliquant pas, Irène crée une génération d'enfants qui, devenus adultes, ne seront pas plus attentifs que leur père l'est aujourd'hui.

Olga entre dans le salon… Elle regarde et se met à nettoyer tout en parlant haut : " - C'est incroyable ! Je n'ai jamais vu des cochons pareils ! Comment pouvez-vous être aussi peu attentionnés et faire autant de bazar ! Quelle porcherie ! Mon Dieu ! Quelle porcherie! Comment pouvez-vous supporter cela…"

Monsieur reste caché derrière son journal et si j'étais lui, j'en ferais sûrement de même !

Ensuite, Olga fera le dîner, qui sera fini tard. Le dîner se déroulera dans une ambiance lourde de reproches non articulés où tout le monde se sentira coupable… De quoi ? Pas trop sûr !

Là aussi, le problème (le nettoyage) reste entier et personne n'en a parlé.

Ces trois situations ont une chose en commun, a part être reconnaissables pour beaucoup.

Aucune des ces trois dames n'ont parlé du problème, et elles ne l'ont, bien entendu, pas résolu : Ni Berthe, ni Irène, ni Olga n'ont confronté leur famille avec le point central du problème. Aucune d'entre elles n'a ouvert un dialogue avec leur conjoint. Au lieu de traiter l'affaire de manière à éviter ces problèmes dans le futur, on a utilisé la politique de l'autruche ou pire : celle de la cocotte-minute (avec risque d'explosion ultérieur).

Suzanne, la personne assertive sera plus directe et mettra son homme et sa famille nez à nez avec l'assertion suivante :

" - Eh ben ! Vous vous êtes amusés ici. C'est bien, mais je suis fatiguée et j'aimerais que tu poses ton journal et que tu m'aides à faire le repas (ou que tu débarrasses le salon) et que toi, Pierre, tu fasses la vaisselle (ou que tu débarrasses tes Lego)… "

Elle demande ce qu'elle souhaite et elle a donc plus de possibilités pour que ses souhaits soient exaucés plutôt que dans les trois premiers cas où il y a de grandes chances pour que l'affaire dégénère et finisse en dispute stupide ou en frustration.

Mais il n'est pas toujours facile de dire ce que l'on pense. On n'apprend pas cela à l'école des petites filles modèles, où beaucoup trop de femmes sont apparemment allées.

Le premier problème auquel on est confronté est celui de dire " non ".


Diriez-vous non ? [remonter]
Faisons encore un sketch. Disons qu'Annie a acheté un bon livre (ou un magazine). Cela fait plusieurs semaines qu'elle a travaillé dur, qu'elle a couru à droite, à gauche et aujourd'hui elle a enfin le temps.

Les enfants sont à l'école, monsieur est au travail, la vaisselle est faite, l'appartement brille, elle s'est faite une théière de thé vert et elle a l'après-midi pour elle.

Elle s'assoit sur le canapé, elle se sert le thé et elle ouvre son livre et… Ding dong… On sonne à la porte.

C'est son amie Simone qui tient ses enfants Pierre et Paul à la main.

Avant qu'Annie n'ait eu le temps de réagir, Simone parle :

Il peut y avoir loin de la pensée à l'action!" - Bonjour Annie ! Mon Dieu ! Quelle chance que tu sois là ! Ouf ! Tu sais quoi ? J'ai eu le dernier rendez-vous possible chez le coiffeur cette semaine. Si je n'y vais pas maintenant, il me faudra attendre trois semaines, et ce serait horrible car nous partons en week-end chez mes beaux-parents… Je savais que tu étais à la maison aujourd'hui et je venais te demander si tu ne pouvais pas garder Pierre et Paul le temps que je me fasse faire une nouvelle tête ? "

Je serais prêt à parier que 99% des lectrices feront comme Annie : Elles pousseront un léger soupir et diront " oui "…

N'est-ce pas ?

Les fois où j'ai utilisé cet exemple lors de mes cours ou de mes conférences, la réponse la plus fréquente était: " - Ben oui, ce sera peut-être moi qui aurais besoin d'aide un autre jour… "

Les françaises ne savent pas dire non ! Si elles le dise c'est ou sous l'effet d'une grosse colère, où généralement on dit beaucoup d'autres choses que " non ", ou bien ce " non " est tellement enrobé dans les excuses qu'on ne se rend pas compte que madame vient de dire non.

Dans l'exemple ci-dessus, je prétends qu'il est très important qu'Annie puisse dire non. Il est important qu'elle puisse se reposer, se relaxer. Il faut qu'elle puisse être là pour elle, pour son mari, pour ses enfants.

Mais Annie, comme autant d'autres, ne sait pas dire non.


Aime-moi [remonter]
Et car Annie ne sait pas dire non, elle s'attend à ce que Simone soit reconnaissante. Si Simone ne montre pas sa reconnaissance, et par exemple un jour, refuse un service à Annie, cela peut mal se terminer. Car tout est enregistré ! On se rappelle de tout. Annie ne veut pas accepter que Simone puisse dire non, quand elle, ne le peut pas…

Mais pourquoi est-ce si difficile de dire non ?

Il y a deux facteurs là-dedans.

D'abord, il y a ce souhait, que nous avons tous, d'être apprécié, voire aimé. Nous pouvons des fois être dévastés lorsque certaines personnes ne nous aiment pas. Nous allons ou bien tout faire pour gagner l'amour de certains ou bien les considérer comme des idiots retardés.

Ces deux solutions sont mal appropriées.

La meilleure chose à faire dans ce cas est de penser: " - Bon, il (elle) ne m'aime pas, c'est ennuyeux, j'en suis extrêmement désolé(e) mais il n'y a rien à y faire. "

La plupart des hommes (pas tous !) ont plus facilement ce point de vue. Sans nécessairement venir chacun d'une planète différente, ce qui n'a pas beaucoup de sens, il y a quand même quelques différences, entre autres dans la manière de grandir.

Dès son plus jeune âge, le petit garçon apprend qu'un jour il sera homme et devra être dans une compétition contre les autres. Déjà tout petit, il est dans la compétition. Dans cette compétition, certains le trouveront idiot et ne l'aimeront pas… Dommage. On apprend plus facilement, comme garçon, qu'il y aura des pots cassés. Le problème des garçons est tout autre. Ils ont une tendance à être un peu trop indifférent aux sentiments qu'ils blessent. Mais ceci est un autre problème et n'est pas le sujet qui nous occupe.

Très peu de femmes pourront réagir de cette manière. On a trop appris à plaire et à l'importance d'être aimée. On a appris qu'une femme sait tenir une maison.


Le rôle de la femme [remonter]
Si, dans un foyer, le petit Eric se promène avec des vêtements troués, c'est maman qui sera la coupable, pas papa. C'est la mère qui ne s'acquitte pas de ses obligations.

Le centre de la famille, en France, au XXI siècle, c'est toujours la mère. C'est elle qui nourrit les enfants, elle qui doit faire tourner un foyer, quels que soient les moyens qu'elle a ou qu'elle n'a pas, c'est elle qui garde la famille groupée. C'est à elle que les enfants viennent lorsqu'ils ont des problèmes, problèmes physiques, psychiques ou de cœur. C'est elle qui désinfecte et qui sèche les larmes, qui fait des bisous guérisseurs sur les bleus et nettoie. C'est chez elle que l'homme va se réfugier lorsqu'il a besoin de support ou d'aide. Elle ne peut pas s'excuser en disant qu'elle a eu trop à faire au travail et qu'elle n'a donc pas le temps nécessaire pour s'occuper de sa famille. Car quel est ce genre de femme qui accorde plus d'importance à son travail qu'à sa famille ? Un homme peut plus facilement être totalement pris par son travail, en tout cas pour une période assez longue, une femme ?... Non !

C'est toujours les rôles que l'on joue dans la France d'aujourd'hui et on n'a pas besoin d'aller au fin fond de la campagne pour voir ce genre de foyer. En regardant bien, on en voit beaucoup.

Alors pour pouvoir tenir ce rôle de femme omniprésente, la femme se doit d'être sensible. Elle doit avoir de la compassion. Une femme sans compassion n'est pas une femme, mais un monstre de glace. Et si une femme a de la compassion, elle ne dit pas non !

Une femme bien éduquéeCar c'est froid de dire " non ", c'est impitoyable, c'est égoïste de dire " non " ! Si vous dites " non ", surtout à une bagatelle, comme rendre un petit service ou garder des enfants, vous êtes mesquine et étroite d'esprit.

D'ailleurs, une femme qui dit non sans ambages sera vue comme agressive, une harpie, une peste qui fait mal aux autres exprès.

C'est donc pour cela, madame, que si vous devez vraiment dire non, il faut le dire en souriant et en plus, il vous faut beaucoup de bonnes excuses toutes prêtes pour pouvoir dire " non ".

Car refuser une demande est répudier une personne.

Et tout ceci n'a bien entendu aucun sens !

Beaucoup de femmes doivent apprendre à accepter un " non ", c'est un fait. Mais il est également important d'apprendre à dire " non " et, plus difficile encore, il faut aussi apprendre à tenir bon sur son " non ".

Le problème typique rencontré par mesdames est que lorsque enfin on a pu dire " non ", l'autre partie essaiera de vous faire changer ce " non " en "-bon, tant pis, ben oui alors ".

Maintenant, si nous revenons à notre petit sketch entre Annie et Simone.

Annie va dire non, sans explication, sans excuse :

" - Non Simone, je suis désolée mais je ne peux pas les garder aujourd'hui. "

Et c'est tout !

Si Annie peut donc dire non, sans sourire pour s'excuser, sans ton de voix interrogatif, sans agression dans la voix, son problème sera maintenant de tenir bon.


Tenir bon [remonter]
Simone utilisera, sûrement même, sans y penser, plusieurs méthodes pour faire changer Annie d'avis.

" - Mais, Annie, dira Simone, ils sont gentils, tu le sais bien. J'ai pris leurs crayons de couleur et du papier, ils resteront tranquilles dans un coin… "

Ceci est ce qu'on appelle un argument hors sujet ! Annie n'a pas dit que Pierre et Paul n'étaient pas gentils ou qu'ils allaient faire du bruit. Elle a seulement dit qu'elle ne pouvait pas les garder aujourd'hui.

Annie doit donc maintenant faire deux choses : Elle doit 1) faire comprendre à Simone qu'elle a bien entendu et compris son objection et 2) elle répète son " non ". Cela donnera quelque chose du genre :

" - Oui, je sais bien, ils sont très gentils. Là n'est pas le problème, mais je suis désolée, je ne peux pas les garder aujourd'hui "

La deuxième méthode, que Simone peut utiliser est " l'argumentation autoritaire ". Elle est généralement surtout utilisée par les hommes, mais elle peut être utilisée par les femmes :

" - Ecoute, tu me dois un service, je t'en ai rendu plein jusqu'ici ! "

Attention. Annie ne doit pas se laisser impressionner et ne doit pas bouger. Il n'est pas question de gratitude ou d'ingratitude, mais il s'agit tout simplement qu'Annie ne peut pas garder ces enfants. Encore une fois, même méthode, Annie doit 1) faire comprendre à Simone qu'elle a bien entendu et compris son objection et 2) elle répète son " non ". Cela donnera cette fois quelque chose comme:

" - Oui, bien sûr, tu m'as rendu plein de services et je t'en dois, mais je suis désolée, je ne peux pas garder Pierre et Paul aujourd'hui ", attention de ne pas tomber dans le piège de la colère et de commencer à énumérer le nombre de service qu'Annie a rendu à Simone ! Ce serait hors sujet, cela envenimerait la situation et rien d'autre.

Enfin, la dernière objection, la plus dangereuse, j'ai nommé : " Le piège de la compassion ". Il est très difficile de ne pas tomber dedans. Simone pourrait dire quelque chose du genre :

" - Tu sais, c'est un gros problème, vraiment ! Je n'ai personne d'autre sous la main, tu sais bien que je ne parle plus à ma famille. Tu sais comment ma belle famille est ! Cela va faire un drame à la maison… "

Ce n'est pas une question de compassion, c'est une question penser à soi. Encore une fois, la solution est de 1) faire comprendre à Simone qu'elle a bien entendu et compris son objection et 2) elle répète son " non ". Cela sera du genre:

" - J'en suis vraiment désolée, vraiment, mais j'ai autre chose à faire et je ne peux vraiment pas garder Pierre et Paul aujourd'hui. "


Les amis et les autres [remonter]
C'est un sacré travail de dire " non " ! Cela aurait été plus facile de dire " oui ", que l'amie aille chez le coiffeur, que l'on lise son livre un autre jour tout en faisant attention à ce que notre irritation ne se laisse pas trahir ni envers Pierre et Paul ou envers la famille, ce soir… Et en espérant qu'on tienne le coup jusqu'au prochain après-midi de libre… Dans quinze jours.

Spécialement les femmes ont peur de blesser les autres.

Disons-le tout de suite, il ne faut, bien entendu, pas faire du mal aux autres exprès. Mais cela ne veut pas dire qu'il faille se laisser blesser non plus.

Un ami que l'on blesse sans le faire exprès, ou dans ce cas, car on est obligé de temps à autre de penser à soi, s'en remettra. Si cet(te) ami(e) ne s'en remet pas, si cette personne utilise ses blessures pour avoir gain de cause… Je me permettrais de vous conseiller de vous méfier de ce genre d'ami(e).


A vous! [remonter]
Nous avons tous envie que nos souhaits soient exhaussés, vous aussi. Ceci veut dire que des fois, malheureusement, nous serons déçus. Que nous ne pouvons pas obtenir ce que nous désirons et dans ce cas, il nous faut accepter que ce ne soit pas la fin du monde. Pensez-y si un ami ou une amie vous dit " non " !

Il est très important que les femmes apprennent à dire non sans culpabilité. C'est beaucoup plus facile que vous ne le croyez, lorsque vous l'avez essayé une fois.

Donc, la prochaine fois que vous voulez dire " non ", faites-le ; correctement, poliment et sans y ajouter d'excuse débile.

Si on essaye de vous faire changer d'avis, faites comprendre que vous avez bien entendu et bien compris l'objection et que vous répétez votre " non ".

Ne dites pas " non " juste pour le dire, mais dites-le lorsque vous n'avez pas envie de quelque chose. Vous vous sentirez mieux par rapport aux autres, vous remarquerez que l'on vous respecte plus et, plus important, la liberté d'être celle que vous êtes.

… Il n'est jamais trop tard pour commencer !

Cyril Malka

© 1995-1996 - 2003 - Cyril Malka - Adaptation française d'un article Publié en version courte dans le journal danois "Fyens Stiftstidende" le 5 décembre 1995 et dans toute sa longueur dans le journal danois "Udfordringen" le 15 et le 29 février 1996.