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La contrainte d'un enfant TDAH sur le mariage

(22/10-2008) Les parents d'enfants qui souffrent de TDA/H (Troubles Déficitaires de l'Attention avec ou sans Hyperactivité) ont environ deux fois plus de risque de divorcer avant que l'enfant n'ait huit ans.

C'est le résultat d'une nouvelle étude qui a été menée par les psychologues William Pehlham Jr. et Brian Wymbs à l'université de New-York-Buffalo.

Le comportement de l'enfant n'est pas ce qui mène au conflit, mais c'est de l'huile sur le feu d'un mariage qui souffre, au départ, d'une mauvaise communication pensent les chercheurs.

Dans leur étude, 23 % des couples avaient divorcé avant que leur enfant TDA/H n'ait huit ans alors que le taux de divorce est de 13 % pour les couples avec enfants sans ce syndrome.

Les chercheurs de l'équipe de Pelham a retrouvé 282 familles divorcées dont les enfants avaient suivi un traitement contre les TDA/H et ils se sont concentrés sur l'évolution de leur relation qu'ils ont ont comparée avec la même évolution d'autres couples ayant divorcé.

Le résultat de cette est publié dans le Journal of Consulting and Clinical Psychology d'octobre 2008.

TDA/H crée de réelles difficultés pour les parents. Surtout lors de la petite enfance. Si le mariage tient bon les huit premières années, le pourcentage de divorce revient à la "normale", explique Pelham.

Wymbs a fait une étude en laboratoire : de jeunes acteurs ont imité le comportement d'enfants qui souffrent de TDA/H et ils les ont mis en contact avec des couples.

L'équipe a constaté que les couples se chamaillent plus que d'habitude et que les partenaires supportent moins de choses. En gros, le niveau de stress augmente et les couples se déchirent plus s'ils sont en contact avec un enfant qui souffre de TDA/H.

Il suffit de voir comment, dans un groupe, les gens deviennent de plus en plus irrités s'il y a un enfant "impossible" dans le groupe.

Comme le TDA/H est héréditaire, il y a fort à parier qu'un des parents en souffre aussi, ce qui complique la tâche et ajoute des conflits.

D'après les études, si l'enfant est un enfant TDA/H, sa mère a 24 fois plus de risque de l'avoir et de le transmettre que les autres mères. Les pères, quant à eux, ont 5 fois plus de risque.

Les adultes qui souffrent de TDA/H sont impulsifs et ont des difficultés à se concentrer ou à résoudre des problèmes.

Ces difficultés mènent aux conflits au départ et un enfant qui souffre de TDA/H dans le couple ajoute au problème.

Il faut ajouter qu'une grande étude canadienne menée l'année dernière a indiqué que même si les parents d'enfants qui souffrent de TDA/H sont en général moins satisfaits de leur mariage que les autres, ils n'ont pas constaté de différence dans le nombre de divorces, mais les comparaisons n'ont pas été faites dans des couples qui avaient des enfants en traitement (Cyril Malka).

Pour en savoir plus sur les TDA/H, voyez l'article "Pierre à fond la caisse" ici.