
On se laisse facilement influencer par un titre, hein ?
En fin de compte, nous sommes très influençables, beaucoup plus influençables que nous le croyons. C’est justement cette assurance de ne pas se croire influençable qui nous rend influençables… Si vous voyez ce que je veux dire ?
Voyez par exemple les bouquins de la série “pour les nuls”. Voilà  un titre qui accroche et qui fait vendre.
Je viens d’acheter plusieurs tomes de la série : La psychologie pour les nuls, dessiner les mangas pour les nuls, le solfège pour les nuls et Photoshop CS 3 pour les nuls.
Et j’ai constaté la même chose (pour l’instant, je ne les ai pas encore tous lus) que ce que j’avais constaté il y a plusieurs années déjà  à  l’époque où j’habitais le Danemark (là  , les livres s’appelaient “for dosmere” mais je ne crois plus qu’ils existent).
J’ai plusieurs fois acheté des livres “Pour les nuls” et j’ai pour ainsi dire chaque fois constaté que si on était nul (donc si on ne connaissait rien du sujet), on le restait après avoir lu le livre de cette série.
Très souvent, ça démarre bien, mais si on ne connaît pas le sujet, on est très vite perdu.
J’avais lu un livre sur le JavaScript “pour les nuls” et je peux vous assurer que j’étais heureux de savoir me débrouiller en JavaScript avant de lire le livre (à  l’époque je l’enseignais), sinon, un débutant se serait paumé totalement.
Même principe avec “Les mangas pour les nuls” que je suis en train de travailler en ce moment.


Heureusement que je dessine déjà  , parce que sinon, j’aurais été désespéré. L’auteur prend un débutant et vous apprend donc à  commencer à  faire des gribouillis (alors, vous voyez, on commence vraiment à  zéro).
Le chapitre suivant, vous vous lancez dans les visages trois quarts face, l’orientation du visage, les yeux, les oreilles, la bouche, le nez et la chevelure. Et pan ! Tout dans un chapitre et, bien entendu, aucune explication des techniques utilisées.
Ou juste un peu au départ, du genre : Pour la chevelure, commencez par faire une croix là  ou elle commence et travaillez à  partir de là  … Heureusement que je sais déjà  manier les outils de dessin et que je sais me débrouiller sinon… J’aurais été mal.
Et donc, il faut déjà  avoir une certaine confiance en soi pour se lancer dans un ouvrage pour les “Pas si nuls que ça” sinon cela risque d’avoir des retombées.
Imaginez-vous : vous vous sentez vraiment nul à  quelque chose que vous désirez apprendre. Vous trouvez un livre “Pour les nuls”. Vous vous dites, logiquement, que ce livre est fait pour vous.
Et pan ! Vous tombez sur un truc dans lequel vous comprenez encore moins ou que vous ne pouvez plus suivre après le 3e chapitre. Plus nul que nul alors ?
Bonjour la confiance en soi.
Point de vue marketing, la série “dummies” comme elle s’appelle aux États-Unis, est un super truc. Un titre accrocheur et — pourrait-on croire — un concept intéressant.
Mais — en tout cas sur la plupart de ce que j’ai lu en anglais, danois ou français — il vaut mieux ne pas être nul pour lire un des livres pour les nuls. Ou bien peut-être, devrait-on apprendre aux nuls à  être nuls ? Comment être nul pour les nuls… Je tiens peut-être une idée de manuscrit, là  … Quelqu’un connaît un éditeur passible d’être intéressé ?
P.S. :En tout cas, j’ai fait quelque sketches que je reproduit ici. Faut bien que je fasse mousser mon égo aussi, sinon, ça servirait à  quoi d’être psy si on n’est pas admiré ? Hein ?











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Mais rassures-toi, mon amour. Tu es le meilleur
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