Cela fait un bail que je n’ai pas écrit sur mon blog personnel… Je pense que j’écris plus souvent sur Facebook pour toutes ces petites choses et ce n’est pas une bonne idée en fin de compte. Car il est difficile de retrouver les anciens billets sur Facebook, alors que sur le blog perso, les choses restent.
Aujourd’hui, cela fait 20 ans que Michel Berger est mort. Il avait 44 ans.
Cela force la réflexion : je ferai mes 49 ans (peut-être!) le 6 octobre de cette année. Déjà, j’ai vécu près de 5 ans de plus que Michel Berger. Lorsque j’avais 19 ans, un mec de 44 piges, c’était un vieillard, aujourd’hui je vois ceci bien autrement.
Je me souviendrai toujours la première fois que je l’ai vu : La Groupie du Pianiste (à l’époque, je ne savais pas ce que “groupie” voulait dire).
Mais nous l’avions entendu avant : Ma déclaration, de France Gall.
Il faut dire que France Gall n’avait jamais vraiment décollé depuis “Ze suis zune poupée de cire, une poupée de zon” et la plupart de ses chansons frisaient la débilité mentale.
Tout d’un coup, comme un éclair venu de je ne sais où : Ma Déclaration. C’était quelque chose d’autre, quand même ! Et après, on entendait Michel Berger partout. Quand il ne chantait pas lui-même, il écrivait pour les autres.
Un jour, au Danemark, j’étais chez mon disquaire préféré et j’ai trouvé une aubaine à 15 couronnes (plus ou moins 15 francs, un franc représentant 1,10 couronne). Il s’agissait d’un disque que Michel Berger avait fait aux États-Unis en 1982 : Dreams in Stone. Un disque sur lequel il avait fait jouer et jouait avec les plus illustres Américains : Jennifer Warnes, Jeff Porcaro, Buzz Feiten, Lenny Castro, et d’autres. C’était incroyable pour moi de trouver ce disque. Je n’en avais jamais entendu parler et il n’est pas très connu, ce qui est bien dommage.
Tenez, je vous en passe un extrait : Berger au piano et la très grande Jennifer Warnes vocal (et sans vouloir être méchant, Jennifer Warnes a plus de coffre que France Gall n’en a jamais eu) :
Bizarrement, pour moi, j’ai plus écouté ce disque que tout autre de Michel Berger. Moins pop, plus profond et une bonne image de cet auteur-compositeur-interprète-producteur-you-name-it qu’il était.
C’était un disque qui lui ressemblait : fédérateur, cosmopolite, osé.
Je n’ai ce disque qu’en vinyle et vu le prix exorbitant qu’il coûte à Amazon (70 $ pour le cédérom), mais heureusement on peut l’acheter en MP3 pour moins de 6 euros (j’aurais préféré le CD mais bon…) Si vous le voulez, vous pouvez le télécharger d’ici: Michel Berger – Dreams In Stone

Je n’ai appris sa mort que plusieurs années plus tard. J’habitais le Danemark depuis bien longtemps et je ne suivais plus les actualités françaises (et de toute façon, je n’ai jamais été “people”).
Là, il y avait de vieux Paris-Matchs et l’un d’entre eux relatait la mort du chanteur, ce qui nous avait beaucoup touchés, Britt et moi.Britt et moi, nous étions en voyage de noces une semaine dans une maison de luxe (avec spa, sauna et tout), c’était donc en septembre 1998, plus de six ans après sa mort.
Et comme Britt (ma femme, pour ceux qui n’ont pas suivi mon blog), m’a dit un jour : C’est bizarre, il y a beaucoup d’artistes français qui sont morts jeunes, très jeunes : Édith Piaf (47 ans), Coluche (41 ans), Balavoine (33 ans), Fernand Raynaud (47 ans), Bourvil (53 ans) et donc Michel Berger (44 ans)… Ce qui est exact… et à méditer ?











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